Le ghusl est obligatoire après un rapport conjugal ou une éjaculation, après les règles et les lochies (suites de couches), et il est vivement recommandé le vendredi, pour les deux Aïds et à la conversion. Tant qu’il n’est pas fait, la prière et la récitation du Coran restent suspendues — d’où l’importance de bien le connaître.
Le strict minimum qui rend le ghusl valide : formuler l’intention dans le cœur, puis faire parvenir l’eau à l’ensemble du corps, sans oublier la racine des cheveux, le nombril, l’arrière des oreilles et entre les orteils. Rien d’autre n’est indispensable — une douche complète avec intention suffit techniquement.
La forme complète, celle de la sunna : intention, laver les mains, laver les parties intimes, faire des ablutions complètes comme pour la prière, verser l’eau trois fois sur la tête en frottant le cuir chevelu, puis laver tout le corps en commençant par le côté droit. Deux précisions utiles : les femmes n’ont pas l’obligation de défaire leurs tresses pour le ghusl d’impureté majeure si l’eau atteint la racine (hadith d’Oumm Salama) ; et vernis, faux ongles ou extensions imperméables doivent être retirés, puisqu’ils empêchent l’eau d’atteindre la peau. Sans eau ou en cas de maladie, le tayammum (ablution sèche) prend le relais.