Le problème n’est pas la prière elle-même mais l’ablution : le vernis classique forme une couche imperméable qui empêche l’eau d’atteindre l’ongle, or le lavage des mains jusqu’aux poignets — ongles compris — est un pilier du wudu. Ablution invalide = prière invalide. C’est l’avis de l’immense majorité des savants.

Les solutions pratiques dans l’ordre de fiabilité : poser le vernis quand on est déjà en état d’ablution et le retirer avant de devoir la refaire (ou le porter pendant les règles) ; les vernis « perméables/wudu-friendly » vendus comme laissant passer l’eau existent, mais les tests indépendants sont contrastés — la plupart des savants recommandent de ne pas s’y fier ; le henné, lui, colore sans couche et ne pose aucun problème.

Précision utile : ceci concerne le vernis posé au moment de faire l’ablution. Un vernis posé sur une ablution valide n’annule rien — tu peux prier avec jusqu’à ce que l’ablution soit rompue. D’où la stratégie « pose le vendredi soir, retire avant fajr » que beaucoup ont adoptée.