Le tatouage permanent est interdit selon la grande majorité des savants, sur la base de hadiths explicites où le Prophète ﷺ a maudit « celle qui tatoue et celle qui se fait tatouer » (Boukhari, Mouslim). Les raisons invoquées : modification durable de la création et pratique liée à des rites anciens.
Ce qui est permis sans débat : le henné (traditionnel et recommandé même), les tatouages éphémères qui s’effacent, et le maquillage semi-permanent fait l’objet d’un débat distinct (certains l’assimilent au tatouage, d’autres non vu son caractère non définitif).
Pour ceux qui se sont fait tatouer avant de pratiquer ou de se convertir : le repentir suffit — un tatouage existant n’est pas un péché qui se renouvelle chaque jour, et l’ablution comme la prière restent parfaitement valides avec (l’encre est sous la peau, l’eau atteint bien la surface). Le retrait au laser n’est pas une obligation, surtout s’il est coûteux ou risqué : c’est l’avis répandu des savants contemporains.