Les boucles d’oreilles féminines sont permises sans divergence notable : les femmes des compagnons en portaient, et percer les oreilles des filles est admis par les écoles. Le piercing du nez féminin est également permis pour la plupart des savants, notamment là où c’est une parure culturellement établie (sous-continent indien).
Pour les autres emplacements (arcade, lèvre, nombril…) : beaucoup de savants contemporains les déconseillent ou les interdisent — mutilation sans usage établi, imitation de modes, risques médicaux, et exposition d’une zone qui devrait rester couverte pour le nombril. Pour les hommes, la majorité interdit les piercings, la parure corporelle de ce type étant considérée comme féminine dans les textes.
Comme souvent, la question cache la vraie grille de lecture : parure admise et discrète d’un côté, transformation corporelle suivie de modes de l’autre. Pour un piercing déjà posé, le retrait laisse au pire une trace minime — la situation se corrige facilement, contrairement au tatouage.