Le carmin — le E120, extrait de l’insecte cochenille — colore une grande partie des rouges à lèvres et blushs (cherche « CI 75470 » dans la liste INCI). En alimentaire, la majorité l’écarte ; en cosmétique, la question se dédouble : un usage purement externe est toléré par beaucoup d’avis (on ne mange pas son blush), mais le rouge à lèvres est un cas frontière — on en ingère mécaniquement de petites quantités au fil de la journée.

D’où les deux positions : tolérance (quantités infimes, usage cosmétique, transformation du pigment) et abstention (même logique que l’alimentaire dès qu’il y a ingestion). Les deux existent chez des gens sérieux — c’est un vrai cas de conscience personnelle.

La sortie par le haut est facile : les gammes sans carmin sont nombreuses (colorants minéraux, la mention « vegan » garantit l’absence de cochenille), et les marques de cosmétiques certifiés halal se multiplient. Pour celles qui veulent le rouge parfait sans la question : il existe, littéralement dans le même rayon.