Tout médicament avalé (comprimé, gélule, sirop) rompt le jeûne, même sans valeur nutritive : c’est une ingestion volontaire par la bouche. En revanche, injections non nutritives, gouttes oculaires, crèmes, patchs et inhalateurs ne le rompent pas selon la majorité des savants contemporains.

Le vrai message : si tu as un traitement indispensable en journée, c’est que tu entres probablement dans la catégorie du malade — et le Coran exempte explicitement le malade du jeûne (sourate 2, verset 185). Tu rattrapes plus tard, ou tu compenses (fidya) si la maladie est chronique. Jeûner en mettant sa santé en danger n’est pas un acte pieux, c’est un contresens.

Réflexe pratique : avant Ramadan, vois ton médecin (beaucoup connaissent bien la question) pour adapter les horaires de prise sur suhur et iftar quand c’est médicalement possible. Ne modifie jamais un traitement seul.