L’islam n’impose jamais de jeûner au détriment de la santé. Si une femme enceinte ou allaitante craint pour elle-même ou pour son enfant — fatigue sévère, hypoglycémies, avis médical défavorable — elle est exemptée de jeûne. C’est une facilité (rukhsa) prévue par la religion, pas un manquement.

La compensation diffère selon les écoles : rattraper les jours plus tard (avis majoritaire), nourrir un pauvre par jour manqué (fidya) en plus ou à la place du rattrapage selon les cas — les écoles hanafite, malikite, chaféite et hanbalite ont chacune leur détail. Le plus simple : demander à l’imam de sa mosquée selon sa situation.

Si la grossesse se passe bien et que le médecin ne voit pas d’obstacle, beaucoup de femmes jeûnent normalement. Le bon réflexe : en parler à la fois au médecin (suivi, hydratation) et rester à l’écoute de son corps — au moindre signal sérieux, on rompt sans culpabiliser.