La règle vient d’un hadith clair : « Celui qui est vaincu par le vomissement n’a pas à rattraper ; celui qui se fait vomir volontairement doit rattraper » (Abou Dawoud, Tirmidhi). Si tu es malade et que tu vomis malgré toi, ton jeûne reste valide — rince-toi la bouche et continue.
Se faire vomir délibérément (doigt dans la gorge, provocation volontaire) rompt le jeûne : il faudra rattraper ce jour après Ramadan.
Et si les vomissements viennent d’une vraie maladie (gastro, grossesse difficile…), rappelle-toi que le malade est exempté : mieux vaut rompre, se soigner et rattraper que de s’épuiser. Avaler volontairement ce qui remonte est en revanche à éviter — recrache et rince.
Le cas le plus fréquent en réalité n’est pas le vomissement mais le reflux : ces remontées acides qui arrivent en gorge sans qu’on y soit pour rien, et qui s’aggravent justement quand on mange lourd à l’iftar. Elles n’annulent pas le jeûne — c’est involontaire, exactement comme un vomissement subi. La seule chose demandée : ne pas les ravaler volontairement quand elles atteignent la bouche. On recrache, on rince, on continue. Et la nausée seule, sans que rien ne remonte, ne change évidemment rien du tout.