La marche à suivre est simple : tu pries deux unités (rak‘a) de prière surérogatoire, en dehors des horaires déconseillés, puis — une fois le salut prononcé — tu récites l’invocation d’istikhara rapportée par Boukhari, en nommant ton affaire au moment prévu. Le Prophète ﷺ l’enseignait à ses compagnons « comme il leur enseignait une sourate du Coran », signe de son importance.

L’invocation dit en substance : « Ô Allah, je Te demande de m’assister par Ta science, je Te demande capacité par Ta puissance… Si Tu sais que cette affaire est un bien pour moi dans ma religion, ma vie et ma fin, décrète-la pour moi et facilite-la. Si Tu sais qu’elle est un mal pour moi, éloigne-la de moi et éloigne-m’en, et décrète pour moi le bien où qu’il soit. » L’apprendre par cœur en arabe est l’idéal ; en attendant, la comprendre et la dire dans sa langue reste valable pour beaucoup de savants.

Trois précisions qui règlent 90 % des questions : elle se fait pour toute décision licite (mariage, travail, déménagement, études) — pas pour choisir entre le licite et l’illicite ; le rêve n’est PAS la réponse attendue — la réponse vient par la facilitation ou le blocage des circonstances et par l’apaisement du cœur ; et on peut la répéter plusieurs jours si le cœur reste partagé. Après l’istikhara, tu consultes des gens de confiance (istishâra) et tu décides : la confiance en Allah n’annule pas la réflexion.