La réponse est l’une des plus claires de tout ce site, et elle surprend souvent : non seulement le chat est permis à la maison, mais il bénéficie d’un statut à part. Un hadith bien connu, rapporté par Abou Qatada, raconte qu’il a laissé un chat boire dans son récipient avant de s’en servir, et a expliqué que le Prophète avait dit du chat qu’il n’est pas impur, « il fait partie de ceux qui tournent autour de vous » — autrement dit, il vit parmi les gens.
Conséquence pratique que beaucoup ignorent : l’eau dans laquelle un chat a bu reste utilisable, y compris pour les ablutions selon l’avis majoritaire. Un poil de chat sur un vêtement n’empêche pas la prière. C’est exactement l’inverse de ce que beaucoup de familles croient, souvent par confusion avec les règles qui concernent le chien.
Ce qui est demandé en revanche tient en un mot : le soin. Les textes sont sévères sur la maltraitance animale, et le récit le plus cité à ce sujet parle précisément d’une femme punie pour avoir enfermé une chatte jusqu’à ce qu’elle meure de faim. Nourrir, soigner, ne pas abandonner : la permission vient avec une responsabilité, et c’est là que porte la vigilance des savants, pas sur la présence de l’animal.