« Halal » (حلال) veut simplement dire « licite, permis » — l’opposé de « haram » (interdit). Le mot s’applique à toute la vie : un aliment, un revenu, un contrat, un comportement peuvent être halal ou haram. La réduction du mot à la viande est un raccourci moderne — utile au supermarché, trompeur pour comprendre.
Le principe juridique fondateur, retenu par les savants : en dehors des adorations, tout est permis par défaut (al-asl fil-ashyâ’ al-ibâha) — seuls sont interdits les éléments désignés par les textes : le porc et ses dérivés, l’alcool et ce qui enivre, la viande non abattue rituellement, le sang, l’argent de l’intérêt et du jeu, etc. La liste des interdits est courte ; le halal est l’immense reste.
Entre les deux existent des zones grises (le « douteux », shubuhât) que le hadith recommande d’éviter pour préserver sa religion — c’est exactement le terrain des additifs et produits qu’on décortique sur ce site. Et un dernier étage souvent oublié : tayyib — bon, sain, pur. L’idéal coranique est « halal et tayyib » : licite ET bon. Un soda ultra-sucré peut être halal sans être tayyib ; viser les deux est la vraie gourmandise du croyant.