Les deux systèmes se ressemblent : abattage par égorgement avec bénédiction, interdiction du porc, saignée de l’animal. D’où l’idée répandue que « casher = halal en plus strict ». Mais les différences sont réelles : le judaïsme autorise le vin (casher), interdit de mélanger lait et viande, n’autorise que certains quartiers de l’animal, et la bénédiction prononcée n’est pas la tasmiya.

Peut-on manger de la viande casher ? Le Coran permet la nourriture des gens du Livre (sourate 5, verset 5), et une partie des savants en déduit que la viande casher est licite pour un musulman, notamment en l’absence d’option halal. D’autres estiment que les conditions propres au rite musulman ne sont pas toutes remplies et préfèrent s’abstenir quand le halal est disponible.

En pratique en France : le halal est largement disponible, donc la question se pose surtout en voyage (Amérique latine, certaines villes sans boucherie halal mais avec communauté juive). L’avis médian répandu : en situation de besoin, la viande casher est une option acceptée par de nombreux savants — le vin casher, lui, reste de l’alcool : interdit.