Une prise de sang de quelques tubes pour des analyses n’annule pas le jeûne : rien n’entre dans le corps, et la quantité prélevée est minime. C’est l’avis de la grande majorité des savants. Pratique à savoir : beaucoup d’analyses se font justement à jeun — le Ramadan est même un bon moment.

Le don de sang (quantité importante) fait davantage débat : par analogie avec la hijama (saignée), l’école hanbalite considère qu’il rompt le jeûne ; la majorité le permet mais le déconseille en journée à cause de la fatigue qu’il provoque.

En pratique : analyses médicales sans souci en journée ; don de sang, programme-le après l’iftar — la plupart des collectes en pays musulmans s’organisent d’ailleurs le soir pendant Ramadan.

Deux précisions que les laboratoires français rencontrent tous les jours. La glycémie au doigt d’un diabétique — une goutte de sang — ne pose aucun problème et ne doit surtout pas être sautée pendant le Ramadan, c’est précisément le mois où elle est la plus utile. Et le malaise après un prélèvement : si tu tournes de l’œil, on te fera boire, et c’est très bien ainsi — une journée de jeûne se rattrape, pas une chute. Préviens simplement le préleveur que tu jeûnes : ils y sont habitués et t’allongeront d’office.