Piège d’étiquette : en Europe, une bière peut s’appeler « sans alcool » jusqu’à 0,5 % d’alcool. Ces bières contiennent donc réellement de l’alcool, en petite quantité — la majorité des savants les interdisent, l’alcool restant de l’alcool quelle que soit la dose (« ce qui enivre en grande quantité est interdit en petite »).

Les « 0,0 % » sont un autre débat : quand le procédé garantit une teneur nulle (désalcoolisation poussée ou fermentation stoppée), il n’y a plus d’alcool à proprement parler. Certains savants les permettent alors (c’est une boisson maltée, comme celles très populaires au Moyen-Orient) ; d’autres les déconseillent pour la ressemblance avec l’alcool et la porte qu’elle entrouvre — l’argument de l’imitation.

En pratique : les boissons maltées halal certifiées (sans fermentation alcoolique du tout) existent et règlent la question. Pour les 0,0 % industrielles, position personnelle éclairée : vérifier le vrai taux (0,0 affiché), et savoir que les deux avis existent chez des savants sérieux.