Le loto, les jeux à gratter, le casino, les machines à sous et les tombolas payantes tombent tous sous le même verset que les paris sportifs : « Le vin, le jeu de hasard… écartez-vous en » (Coran 5:90). Le raisonnement des savants est toujours le même, et il est simple : on remet une somme, on ne reçoit rien de certain en échange, et le hasard seul décide. L’argent gagné vient de ceux qui ont perdu — c’est ce déplacement de richesse sans contrepartie réelle que le texte vise.
La frontière est plus nette qu’on ne le croit, et elle tient à une seule question : ai-je payé pour participer ? Un tirage au sort réellement gratuit, un jeu-concours sans obligation d’achat, une loterie offerte par un employeur : rien n’est engagé, donc rien n’est perdu, et la plupart des savants n’y voient pas de jeu de hasard. À l’inverse, un billet acheté reste un billet acheté, même quand les bénéfices vont à une bonne cause : la plupart des savants considèrent que la destination des fonds ne change pas la nature du jeu.
Et si l’on a déjà gagné ? La question revient souvent, et la réponse que retiennent la plupart des savants est de ne pas garder cet argent : on s’en défait, en le donnant sans en attendre de récompense, plutôt que d’en tirer profit. Sur le détail — à qui, comment, que faire si la somme a déjà été dépensée — les avis se nuancent, et c’est exactement le genre de situation personnelle où il faut poser la question à un savant plutôt que de se fier à une page web. Ce que cette fiche donne, c’est la règle générale, pas le règlement de ton cas.