Deux lectures s’affrontent sereinement. L’avis restrictif, porté notamment par des savants saoudiens de référence : l’anniversaire est une fête non prescrite, imitée d’autres cultures, et l’islam n’a que deux fêtes (les deux Aïds) — donc à ne pas célébrer.
L’avis permissif, répandu chez de nombreux savants contemporains : marquer un anniversaire n’est pas un acte d’adoration mais une habitude sociale (‘âda), et les habitudes sont permises par défaut tant qu’elles ne contiennent rien d’interdit. Un gâteau en famille, un cadeau, des invocations pour l’enfant : rien d’illicite en soi. Pas de rite religieux inventé, pas d’extravagance, et l’occasion de remercier Allah pour une année de vie.
En pratique, la ligne de partage passe souvent par le contenu : un dîner familial sobre trouve beaucoup de défenseurs ; ce qui accompagne parfois les fêtes (mixité débridée, alcool, dépenses folles) est problématique pour tout le monde. Comme souvent : renseigne-toi, choisis ta position en conscience, et respecte celle du cousin qui a choisi l’autre.