Voici l’une des questions les plus débattues du fiqh — et l’honnêteté oblige à présenter les deux camps. L’avis classique majoritaire des quatre écoles restreint l’usage des instruments de musique (hors tambour daf pour les fêtes), sur la base de hadiths comme celui de Boukhari mentionnant ceux qui rendront licites « la soie et les instruments ». Pour cet avis : chant sans instrument (anasheed) permis, musique instrumentale à éviter.

Face à lui, des savants anciens et contemporains reconnus (Ibn Hazm hier, cheikh al-Qaradawi et d’autres récemment) jugent ces hadiths non concluants ou contextuels et permettent la musique dont le contenu est décent — jugeant l’interdit lié aux paroles obscènes, à la débauche associée ou à l’excès qui détourne de la prière, pas aux sons eux-mêmes.

Ce qui fait consensus des deux côtés : paroles vulgaires ou contraires à la foi, ambiances de débauche et musique qui fait manquer les prières posent problème quel que soit l’avis ; et le Coran récité reste au-dessus de tout ce que l’oreille peut recevoir. Pour ta pratique personnelle : renseigne-toi honnêtement des deux positions et suis celle qui correspond à ta démarche — sans juger l’autre camp.