La règle tient dans une phrase que le Prophète ﷺ a dite à Imran ibn Husayn, qui souffrait d’hémorroïdes : « Prie debout ; si tu ne peux pas, alors assis ; si tu ne peux pas, alors sur le côté » (Boukhari). Trois degrés, dans cet ordre, et on ne descend d’un cran que lorsque le précédent devient impossible ou pénible au point de nuire.
Comment faire, concrètement. Assis, tu accomplis les mêmes unités, sans en retirer une seule : tu inclines le buste pour l’inclinaison, et tu descends plus bas pour la prosternation — la prosternation doit toujours être plus basse que l’inclinaison, c’est le seul repère à retenir. Si le sol est hors de portée, un simple geste de la tête suffit, et il n’est pas nécessaire de faire monter un coussin jusqu’au front : la plupart des savants considèrent que cela ne remplace rien et n’est pas demandé. Sur une chaise, dans une mosquée, c’est la même chose — et c’est une pratique répandue et acceptée.
Trois choses qui rassurent, parce qu’elles reviennent toujours. Ta prière n’est pas de moindre valeur : celui qui est empêché reçoit la récompense de ce qu’il faisait quand il était valide, selon un hadith rapporté par Boukhari. Tu n’as rien à rattraper une fois guéri. Et tu es seul juge de ta capacité : la religion ne demande pas de se faire mal, elle demande de faire ce qu’on peut. Si l’état s’installe ou si tu hésites entre deux degrés, l’imam de ta mosquée saura te répondre en deux minutes.