Surprise pour beaucoup : la sauce soja traditionnelle (type shoyu japonais) contient 1 à 3 % d’alcool, produit naturellement pendant la fermentation du soja et du blé. Ce n’est pas un ajout, c’est le procédé lui-même.
Les avis divergent : certains savants l’interdisent (présence d’alcool mesurable), d’autres la tolèrent car cet alcool de fermentation n’est pas du khamr destiné à enivrer et la sauce ne peut pas soûler. Les organismes de certification asiatiques (JAKIM en Malaisie notamment) certifient halal les sauces soja produites sans fermentation alcoolisée ou traitées pour l’éliminer.
En pratique : si vous voulez éviter le débat, cherchez une sauce soja certifiée halal (épiceries asiatiques et orientales en proposent) ou les versions « hydrolysées » sans fermentation. Au restaurant japonais, c’est le même arbitrage que pour le mirin — posez la question.