Le cœur du sushi — poisson cru, riz, algue nori, avocat, concombre — est halal (le poisson n’exige pas d’abattage rituel). Un plateau saumon-thon-maki concombre est licite pour toutes les écoles, hors débat hanafite sur les seuls fruits de mer non-poissons (crevette dans certains California).
Les vrais pièges sont liquides : le mirin, alcool de riz doux omniprésent dans la cuisine japonaise, peut entrer dans l’assaisonnement du riz à sushi, les sauces sucrées (sauce anguille/unagi notamment) et certaines marinades. La sauce soja fermentée contient elle aussi des traces d’alcool de fermentation — largement tolérées par les avis dominants, mais les sauces soja sans alcool certifiées existent.
En pratique au restaurant : demander si le riz et les sauces contiennent mirin ou saké (les bons restaurants savent répondre), éviter les pièces laquées type unagi en cas de doute, et savoir que des restaurants japonais halal certifiés se développent dans les grandes villes — Paris en compte plusieurs excellents.