L’inquiétude porte souvent sur les ferments, à cause du mot. Elle n’a pas lieu d’être : les ferments lactiques sont des bactéries — Lactobacillus, Streptococcus thermophilus — cultivées sur milieu laitier. Rien d’animal au sens qui nous occupe, et aucune parenté avec la levure de bière ou l’alcool.
La liste publiée se lit : lait écrémé, lait écrémé en poudre, sucre, crème, beurre, épaississant (amidon), ferments lactiques, et selon les références des arômes, des minéraux (fer, zinc) et des vitamines B6 et D3. Ce qui compte ici est autant ce qu’on y lit que ce qu’on n’y lit pas : pas de gélatine — l’épaississant est de l’amidon, pas un gélifiant animal.
Reste un seul point, et il est discret : la vitamine D3 ajoutée sur certaines références. Industriellement, elle est le plus souvent tirée de la lanoline, la graisse de laine récoltée à la tonte de moutons vivants. Pas d’abattage, pas de chair : la grande majorité des avis la considèrent licite, et les organismes de certification la valident couramment. Les versions de lichen existent, sans débat du tout.
Autrement dit, la réponse tient à un détail que personne ne regarde : la ligne des vitamines, et non celle des ferments.