Le E160a désigne les carotènes, les pigments orange des carottes, extraits de végétaux (carotte, huile de palme, algues) ou produits par synthèse. Dans tous ces cas : halal, sans discussion.
Le seul cas d’école théorique : certains additifs liposolubles peuvent être enrobés dans un support de gélatine pour les stabiliser en poudre. C’est rare pour le E160a alimentaire et jamais indiqué sur l’étiquette — la quasi-totalité des avis n’en tiennent pas rigueur et le considèrent licite tel quel.
On le trouve dans les margarines, jus, glaces, fromages et gâteaux pour donner la teinte orangée. C’est l’un des colorants les plus sûrs, côté halal comme côté santé — c’est littéralement de la provitamine A.
La question du support, évoquée plus haut, vaut d’être comprise une fois pour toutes : elle revient sur toute une famille d’additifs. Un pigment ou une vitamine liposoluble ne se mélange pas à un produit aqueux ; l’industrie l’enrobe donc dans un support — le plus souvent de l’amidon, une gomme ou une huile, parfois de la gélatine.
Cela concerne le E160a, mais aussi la lutéine E161b et les vitamines A, D et E ajoutées aux jus et aux laits. Ce support n’est pas déclaré sur l’étiquette, et c’est précisément pour cela que la grande majorité des avis ne le retiennent pas : on ne peut pas demander à un consommateur de répondre d’une information qu’aucune étiquette ne lui donne.
Deux voisins à ne pas confondre : le E160c est le paprika et le E161b la lutéine — ni l’un ni l’autre ne pose de question d’origine animale.