La marque met en avant une base courte — crème, lait, sucre, œufs — et sur les parfums classiques, la liste d’ingrédients est effectivement brève. Ce n’est pas là que se situe la difficulté.
Elle est sur des parfums précis, et elle est écrite noir sur blanc. La composition publiée du Rhum Raisin mentionne du rhum, ainsi que des raisins au rhum. En boutique, des créations inspirées des cocktails — mojito, piña colada — sont annoncées avec du rhum ou une sauce au rhum. Ce ne sont pas des traces : c’est un ingrédient, versé dans la recette.
La distinction compte, parce qu’elle sépare deux débats que l’on confond souvent. Une trace d’éthanol employée comme solvant d’arôme divise les savants, et cette divergence est réelle. Une boisson alcoolisée ajoutée à une préparation, elle, ne divise personne : elle est écartée.
En pratique : les parfums classiques ne posent pas cette question, et le nom du parfum suffit presque toujours à repérer ceux qui la posent. En boutique, où l’étiquette n’est pas sous les yeux, la question se pose au vendeur — parfum par parfum, pas pour l’enseigne entière.