Première inquiétude évacuée : les compositions publiées des cônes Extrême ne font apparaître aucune gélatine. Ce qui tient la texture, ce sont des gélifiants végétaux — farine de graines de caroube, gomme guar, pectines. Sur ce point précis, il n’y a pas de piège.

Le vrai point est ailleurs, et il change d’un parfum à l’autre. La liste du cône café mentionne des « agents d’enrobage : shellac, gomme arabique ». La gomme arabique (E414) est végétale et ne pose rien. Le shellac, c’est le E904 : une résine sécrétée par un insecte, que beaucoup de savants tolèrent — on récolte une sécrétion, on ne broie pas l’animal — et que d’autres évitent par précaution.

Second point, commun à presque toute la crème glacée industrielle : les mono- et diglycérides d’acides gras, c’est-à-dire le E471, présents notamment sur la version chocolat. Leur origine, végétale ou animale, n’est jamais précisée sur l’étiquette.

La conclusion pratique est inhabituelle et mérite d’être dite clairement : « Extrême » n’a pas une réponse, il en a plusieurs. C’est le parfum qu’il faut regarder, pas la marque — et la ligne à chercher est celle des agents d’enrobage.